L'épisode de la Commune de Paris
La Commune de Paris, qui a eu lieu du 18 mars au 28 mai 1871, a été un soulèvement populaire et révolutionnaire dans la capitale française. Il a été déclenché par le mécontentement du peuple parisien face aux conditions de vie difficiles, à la défaite de la France dans la guerre contre la Prusse et à la répression politique.
L'impact de la Commune de Paris sur les recherches généalogiques a été significatif en raison de la destruction massive de documents officiels et d'archives pendant les événements et lors de la répression qui a suivi. Les incendies délibérés, les pillages et les dommages causés aux bâtiments officiels ont entraîné la perte irréparable de nombreux registres d'état civil, de recensements, de documents notariaux et d'autres archives précieuses pour les généalogistes.
Des recherches généalogique complexes avant 1860 à Paris
Cette destruction a rendu les recherches généalogiques pour les Parisiens de cette époque extrêmement difficiles voire impossibles dans de nombreux cas. Les actes de naissance, de mariage et de décès, qui sont généralement les pierres angulaires de toute recherche généalogique, ont été perdus pour de nombreuses familles parisiennes. Cela a créé des lacunes importantes dans les arbres généalogiques et a rendu la reconstruction des histoires familiales beaucoup plus ardue.
Cependant, malgré la perte de 8 millions d'actes représentant 4 siècles de registres, les généalogistes sont parvenus à reconstituer presque 3 millions d'actes à partir de sources alternatives. Ils ont ainsi exploré les recensements avant et après la Commune, les registres paroissiaux, les actes notariés et les documents familiaux, les journaux et les archives judiciaires pour compenser les lacunes laissées par la destruction des documents officiels permettant de retracer les histoires familiales des Parisiens de cette période.
Enfin, l'épisode de la Commune de Paris donnera naissance à deux créations importantes pour tout généalogiste dans les années qui suivirent : le livret de famille (1877) et les mentions marginales sur les actes d'état civil (1897).
